Ajanta

Voyage AJANTA

Ajanta Caves – A 100 km du district d’Aurangabad, ces grottes sont un rêve de beauté. Cachées au milieu d’une vallée encaissée, elles ont été creusées dans  la roche pour que le pieux moine bouddhiste  puisse y  demeurer et prier. Des grottes que les disciples de Bouddha ont embellies de détails  architecturaux, grâce au maniement habile du marteau et du burin, et de peintures au charme infini. Des trente monuments d’Ajanta, quatre grottes sont des sanctuaires, ou chaitya, contenant un stupa. Les autres sont des habitations monastiques ou vihara. Les moines des temps passés étaient chargés de parcourir les terres lointaines pour y répandre les paroles de Bouddha. Ils devaient voyager sans cesse, sauf, pendant la saison des pluies, où  ils séjournaient dans les vihara. Plus tard, avec la renaissance culturelle sous le règne des Gupta en Inde, et avant, au temps du grand roi Maurya, Ashoka, l’architecture et la sculpture ont commencé à se développer dans l’Inde de l’ouest. A Ajanta,  les peintures murales illustrent les événements de la vie du prince Gautma Bouddha, fondateur du bouddhisme et dans les histoires plus populaires appelées Jataka, se rapportant à l’incarnation précédente de Bouddha. Selon l’ancienne tradition, le bouddha a accompli de nombreux actes de bonté et de compassion au cours d’une longue série de transmigrations en tant que bodhisattva, avant de réaliser sa naissance finale comme sage des Sakya. Quelques peintures évoquent les compositions et les proportions grecques et romaines, certaines, plus tardives, rappellent dans une certaine mesure le style  chinois. Mais la plupart appartiennent à une tradition purement indienne, car on ne les trouve nulle part ailleurs. Tous ces monuments  ont été construits au cours de deux périodes distinctes séparées par un long intervalle de quatre siècles. Les plus anciens sont les produits des derniers siècles av. J. C. et appartiennent à la branche Hinayana du Bouddhisme. Les plus récents appartiennent à la seconde moitié du IIème siècle, quand le bouddhisme a été divisé en deux courants après la tenue du 4ème concile général sous le règne d’un autre grand roi, Kanishka. Le nouveau trait du bouddhisme Mahayana était le concept du Bouddhisme futur. Bouddha  lui-même a probablement pensé qu’il était le dernier de la longue succession des Bouddhas qui avaient vécu avant lui. Selon la tradition bouddhiste, ces premiers Bouddhas étaient révérés même à l’époque historique du vivant de Bouddha. Au temps du roi Ashoka, leur culte s’était largement répandu et était encouragé par le roi. Plus tard, quand on a commencé  à construire les stupas et à les  embellir, les sculptures qui les ornaient présentaient un caractère symbolique. Sur ce, un sculpteur inspiré a commencé à sculpter des images de Bouddha lui-même et, en quelques générations, toutes les sectes de bouddhistes se sont mises pas le roc. Le seigneur ne s’est jamais impliqué dans les complexités de la philosophie. Ses enseignements avaient un contenu moral simple. Il a prescrit une règle de conduite : ceux qui la suivaient seraient affranchis des désirs et de l’esclavage du cycle de naissance et de douleur. Une fois, le Bouddha lui-même avait suggéré à son disciple Ananda de bâtir des monuments commémoratifs, comme des stupas, contenant ses reliques, et de les ériger à l’endroit de son illumination, de son premier sermon et de sa mort finale, car il avait vu les gens visiter ces lieux de son vivant. Pour les moines, ce fut un devoir d’accéder au désir de leur maître : ils  se sont mis à la recherche d’une retraite. Ils sont venus dans la vallée d’Ajanta, qui était un lieu idéal de séjour et de méditation. Un ancien prophète des Upasnishad a dit : « le lieu idéal pour la contemplation du divin est une grotte cachée  protégée du vent, avec un environnement rendu favorable pour l’esprit par le bruit de l’eau et pas offensif pour les yeux.»  Les montagnes d’Ajanta avaient tout cela. De plus, la ville était placée sur un axe commercial important qui allait jusqu’à Pratisthana, la capitale orientale des rois Satavahana. C’est ici, s’était dit Ananda, qu’il pourrait vivre, méditer et absorber la philosophie du bouddhisme.

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